Intelligence Corporelle-Kinesthésique

“Au moment où la balle quitte la raquette du serveur, le cerveau calcule approximativement son point d’atterrissage et le point d’interception de la raquette. Ce calcul prend en considération la vitesse initiale de la balle, son ralentissement progressif, l’effet du vent et celui du rebond. En même temps, des ordres sont donnés aux muscles, non pas une fois pour toutes, mais de manière constante, car les informations se précisent à chaque instant. Les muscles doivent coopérer : les pieds bougent, le bras recule la raquette, en maintenant son ouverture à un angle constant. Le contact se fait en un point précis selon que l’ordre donné consiste à frapper le long de la ligne ou à croiser, commandement qui n’est transmis qu’après l’analyse, en une fraction de seconde, du mouvement et de l’équilibre de l’adversaire.

“Pour retourner un service ordinaire, on dispose d’environ une seconde. Arriver à toucher la balle est déjà remarquable, et pourtant, c’est assez fréquent. La vérité, c’est que tout être qui habite un corps humain est en possession d’une création extraordinaire.” (Gallwey, 1976.)

Le contrôle des mouvements corporels est localisé dans le cortex moteur, chaque hémisphère dirigeant et contrôlant les mouvements. L’incapacité d’exécuter des mouvements coordonnés spécifiques (écriture, marche) constitue une des preuves de l’existence d’une intelligence Kinesthésique.

C’est la capacité à utiliser son corps d’une manière fine et élaborée, à s’exprimer à travers le mouvement, à être habile avec les objets.

Elle est particulièrement développée chez les danseurs, les acteurs, les sportifs de haut niveau, les mimes, les chirurgiens, les artisans, les travailleurs manuels, les mécaniciens, les bricoleurs.

On reconnaît particulièrement cette intelligence chez celui ou celle qui…

– contrôle bien les mouvements de son corps, a une bonne coordination de ses mouvements ;

– aime toucher, a un sens tactile bien développé ;

– est habile en travaux manuels ;

– aime les activités physiques et les sports ;

– apprend mieux en bougeant ;

– peut exprimer des émotions et des humeurs à travers des mouvements corporels.

Sources

Les intelligences multiples : Howard Gardner, page 42,43.

A l’école des intelligences multiples : Bruno Hourst, page 39.

Wikipédia.

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