Intelligence Logico-Mathématique

En 1983, Barbara McClintock reçut le prix Nobel de médecine, ou de physiologie, pour son travail en microbiologie. Ses capacités intellectuelles de déduction et d’observation illustrent une forme d’intelligence logico-mathématique souvent appelée “pensée scientifique”, comme le prouve de façon lumineuse l’anecdote suivante. Chercheuse à Cornell dans les années 20, elle fut un jour confrontée à un problème : alors que la théorie prédisait un taux de stérilité du pollen de maïs de cinquante pour cent, son assistant ne trouvait (sur le terrain) que vingt-cinq pour cent de plantes stériles. Ennuyée par cet écart, Barbara McClintock retourna dans son bureau où elle passa une demi-heure à réfléchir. “Soudain je me relevai d’un bond et couru jusqu’au champ de maïs. Je m’écriai : “Eurêka !”  J’ai compris ! je sais à quoi correspondent les trente pour cent de stérilité ! “. Je m’assis et griffonnai la démonstration sur un sac en papier, alors que je n’avais rien préparé au laboratoire ; tout était allé si vite : la réponse m’était venue d’un coup et j’étais partie en courant. Je la reconstituai étape par étape – c’était des suites d’étapes complexes – et j’obtins le résultat attendu. Ils vérifièrent : c’était exactement ce que j’avais dit : tout se déroulait comme je l’avais schématisé. Comment pouvais-je connaître la réponse avant même d’avoir écrit la démonstration ? Comment pouvais-je en être aussi sûre ?” (Keller, 1983, p104)

C’est la capacité à bien raisonner, bien calculer, compter, quantifier, utiliser facilement les nombres, tenir un raisonnement logique, résoudre les problèmes de manière logique, émettre des hypothèses, manipuler les symboles, induire et déduire, organiser l’information.

Elle est particulièrement développée chez les mathématiciens et les scientifiques, les statisticiens, les ingénieurs, les comptables, les économistes, les enquêteurs, les juristes, etc.

On reconnaît particulièrement cette intelligence chez celui ou celle qui…

– aime résoudre des problèmes à forte composante logique ;

– met les problèmes sous forme mathématique pour les résoudre ;

– aime faire du calcul mental ;

– aime les structures logiques, et aime expérimenter d’une manière logique ;

– est attiré par les sciences pures (comme les mathématiques) ou appliquées (comme la physique, la biologie ou l’astronomie) ;

– veut des raisons à tout, recherche les relations de cause à effet ;

– parle volontiers en termes de concepts et de questionnement ;

– cherche spontanément à dégager les règles et les principes de fonctionnement des idées qui lui sont présentées ;

– découvre des idées potentiellement prometteuses, et en dégage des implications et des applications ;

– fait des prévisions, pose des hypothèses et les teste ;

– préfère la prise de note linéaire ;

– aime qu’on lui présente un sujet sous forme analytique ;

– aime travailler sur des choses comportant des données ;

– utilise volontiers des organisateurs graphiques et des diagrammes logiques, à la fois pour se faire plaisir et pour présenter des informations aux autres ;

– travaille de façon contrôlée, ordonnée et rigoureuse ;

– établit des emplois du temps précis, est capable de séquencer un processus ou une tâche ;

– sait mener des expérimentations contrôlées ;

– conçoit des programmes, des systèmes, des processus, des procédures pas-à-pas ;

– explique par analogies ;

– sélectionne et utilise la technologie la mieux appropriée ;

– aime jouer à des jeux de stratégie.

Sources

Les intelligences multiples : Howard Gardner, page 42,43.

A l’école des intelligences multiples : Bruno Hourst, page 39.

Wikipédia.

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